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Photo de la colonie de Pouillon Fournie par Jean-Pierre Bernier.

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Après une vingtaine de minutes de circulation dans la ville, nous nous engageons dans la rue Féry tournant le dos à la BASILIQUE SAINT REMI et l’abbé Peter stationna la voiture devant le Presbytère, au 16 de cette même Rue.

Nous descendons du véhicule et face à nous ce dresse une porte de bois qui, sans qu’on le sache, nous accueillait au sein de ce qui allait être les prémices de notre souffrance infantile.Une fois entrés dans le hall, l’escalier de bois aux marches étroites qui desservait le premier étage nous invita à monter, puis la porte de l’appartement de l’abbé Peter s’ouvrit sur le vestibule desservant en face une cuisine, et sur la droite la salle de bains ; nous n’avions de toute évidence à n’en connaitre davantage.Soudain nous apercevons un homme dressé au centre de la cuisine ; pour nous un inconnu de plus : « mon frère Christian, hollandais » s’exclama l’abbé Peter, « il passe ses vacances auprès de moi cette année encore. ». Le sort en était jeté ! L’horloge indiquait midi passé, la table de la cuisine était dressée et desservait 5 assiettes et 5 verres entourées de leurs couverts. En cet après-midi du 28 Juillet 1970, un soleil ardent faisait régner une chaleur étouffante et ce fut le prétexte pour l’abbé Peter et son frère Christian Meulendijks muni d’un appareil photographique de nous emmener à l’orphelinat Bethléem Saint-Rémi situé de l’autre coté de la Rue au numéro 3.Une fois rendus sur place, une grande cour bétonnée entourée de bâtiments et d’un haut mur semblable à celui d’une prison, qui masquaient toute visibilité de l’extérieur ; un jet d’arrosage jaune branché sur un robinet prêt à l’emploi trainait sur le sol.L’abbé Peter nous intima l’ordre de nous mettre nus, afin de nous rafraichir en nous arrosant copieusement ; Malik et moi refusèrent d’exécuter cet ordre, mais Karim âgé de 5 ans fut mis à nu et tandis que l’abbé Peter l’arrosait en toutes parties du son corps, Christian son frère, objectif au poing, réalisait de multiples clichés photographiques de l’enfant sidéré.La fin de l’après midi se précisant nous regagnâmes le presbytère.

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