
Photo de la colonie de Pouillon Fournie par Jean-Pierre Bernier.
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En cette fin d’après-midi, laissant place au début de soirée, après un temps de repos autour de la table de la cuisine, l’abbé Peter nous fit part de son intention nous concernant, à savoir celle de prendre un bain chacun à notre tour. Le premier à pénétrer dans la salle de bain ce fut moi, d’un coup œil rapide effectué à 360°, je découvrais une pièce de forme carrée, munie d’une baignoire allongée dans l’angle des murs sur la gauche de la surface, et je découvrais qu’elle avait été préalablement remplie à demi mesure de sa capacité ; mon Observation générale se bloqua net sur cette découverte. J’avais 11 ans et je savais me toiletter depuis quelques années déjà. L’abbé Peter me fixant d’un regard perçant, profita de mon isolement avec lui et de ma fragilité au regard de la situation et m’intima l’ordre, comme il savait le faire, de me mettre entièrement nu,
puis de monter dans la baignoire. Terrorisé face à cet inconnu, je compris qu’il allait toucher mon corps.
Il entreprit de me savonner de la tête aux pieds, suivi d’un rinçage accroupi dans la baignoire. Une fois remis debout et me regardant dans ma globalité, son attention ne fut tournée exclusivement sur mon bassin et mes parties sexuelles qu’il s’empressa de manipuler. Et, comme si j’étais en âge d’une maturité sexuelle, il entrepris de relever la peau de mon pénis me faisant hurler de douleur ! Son ongle au passage produisit sur le gland une marque rouge qui ne se résorba jamais, puis il me fit sortir de la baignoire et avant que je puisse me rhabiller, il se saisit d’un appareil photographique et exécuta un cliché de ma nudité ; je n’avais pas aperçu cet appareil photographique lors de mon arrivée dans la salle de bain.Une fois les bains de Malik et Karim effectués dont je ne peux définir dans quelles conditions cela fut réalisé, nous passâmes à table pour le souper.
Il devait être aux alentours de 21h lorsque l’abbé Peter nous fit part à Malik et à moi que nous allions passer la nuit à l’orphelinat où nous nous étions rendus l’après-midi même. Arrivés sur place, il nous amena aux troisième étage du bâtiment Saint-Julien, nous désigna deux lits côte à côte et prit congé nous laissant seuls enfermés à clef dans cette enceinte fortifiée. Karim resta seul au presbytère pour y passer la nuit avec l’abbé Peter et son frère Christian...La seule précision que je peux apporter concernant cette nuit-là et que Karim m’a confié en cette année 2025, c’est qu’il n’avait cesser de nous appeler au secours, Malik et moi.
Le lendemain matin dès 8h, l’abbé nous récupéra et c’est au presbytère que nous retrouvâmes Karim, tous trois devant un bol de café au pain trempé. Le petit déjeuner terminé, c’est à nouveau manu militari que nous embarquions dans LA CITRÔEN AMI 6 bleu de l’abbé Peter en direction cette fois-ci de la colonie de Pouillon située dans la Marne à 13 kilomètres de Reims. Quelle fut ma stupeur lorsque nous sommes arrivés devant le portail de cette colonie. En effet, j’y avais déjà séjourné en juillet 1966 en tant qu’enfant extérieur ; j’avais 7 ans et à cette époque l’abbé Peter était déjà en place dans ce lieu !!! C’est là que nous avons découvert la "passion" de Peter Meulendijks pour la surveillance des enfants dans les douches, et le passage de sa main sous la literie des jeunes adolescents durant la nuit. En ce qui me concerne cette situation d’abus a perduré
tout au long de mon placement de 1970 à 1972.
Jean-Pierre Bernier (né en 1959)
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